You are currently browsing the tag archive for the ‘war’ tag.

If you read French, this is a great article by Daniel Vanhove, on the Middle Eastern conflict and France. (published at MediaPart)

Finally a lucid voice listing the long list of official government lies and issues surrounding the dangerous Syrian/Middle Eastern conflict.

How nice to finally read someone who acknowledges that France’s media system is no longer credible, it’s just a collective disgusting mouthpiece for the French, English, and American establishment (pro-war/pro-mass murder/pro-destruction of infrastructures and civilians).

How nice to hear someone who finally acknowledges how much the French are insensitive to all the people they kill in a long list of countries, the very same attitude of the English and the Americans. There  used to be a left in France and in other parts of Europe. As someone commented on Mediapart, it’s more than time for these so-called “left wing/socialist” political parties in France (and I suppose in several other European countries) to remove the “socialist” label from their names and just admit they are at the service of the right-wing military/war/weapons establishment – what we see now are fascist-socialists.

So it is such a relief to read someone who is not at the service of the increasingly fascist French state. The right simply went hysterical with these last “terrorist” attacks and dragged everyone along into their hate and extremist ultra-nationalist hysteria – not, as I mentioned above, that there was any real left to drag.

It is sad, however, to see that France is increasingly turning itself into a George Bush, while simultaneously proclaiming itself socialist – it takes a particularly crazy kind of manipulation and deceit, for being both so corrupt and so stupid. Clearly, the French have learned nothing from WWII.

Cette « guerre atypique » que l’Europe risque de perdre

  • 2 déc. 2015

Ecrire et ajouter encore à tout ce qui s’est dit et exprimé en ces jours de terreurs et de douleurs n’est pas aisé. D’autant quand c’est pour essayer de comprendre. Pas d’excuser – les violences meurtrières frappant des civils innocents sont inexcusables, d’où qu’elles viennent ! – mais de comprendre. De démêler cet enchevêtrement de fils tordus qui font la trame de la vie. Sa richesse et sa complexité. Il convient donc de rappeler que les raisons sont multiples. Et un article de quelques lignes ne pourra les résumer. Ni quelques slogans et clichés rabâchés par les médias habituels, jusqu’à l’overdose. (http://www.slate.fr/story/110375/faux-experts-terrorisme)

Pourquoi, à terme, risquons-nous de perdre cette « guerre atypique » ? Dans nos pays d’Europe, nous sommes inondés de rappels à travers commémorations, films, séries, documentaires – remplis d’erreurs factuelles – sur les affres de ce que nous avons appelé les première et seconde « guerres mondiales », vu le nombre de pays concernés. Mais, surtout parce que cela nous touchait directement, l’Europe étant le terrain central de ces deux guerres. Dans ce regard européo-centré, nous avons tendance à ne penser une guerre « mondiale » qu’à travers ces rappels, comme s’ils pouvaient nous servir de rempart qui nous en épargnerait définitivement. Mais, comme tout le reste, les guerres, leur technologie, leur déroulement évoluent. Et si elles étaient par définition et comme le répètent certains l’affrontement de deux armées, il y a bien longtemps que ce sont les civils qui paient le plus lourd tribut aux conflits qui les fauchent. Les guerres actuelles n’empruntent plus les mêmes formes que les deux guerres « mondiales » qui ont ensanglanté le XXè siècle. Et, quand on regarde ce qui se passe dans les pays qui subissent l’essentiel des bombardements dans le monde depuis plusieurs années – Afghanistan, Irak, Pakistan, Libye, Syrie, Soudan, Palestine, Yémen, … – combien d’Etats y participent, directement ou indirectement ? Beaucoup. Au point que l’on pourrait dire de ces guerres « atypiques » qui n’en sont probablement qu’une seule – celle qu’une classe dominante a décrété « contre le terrorisme », mais en réalité contre des Etats faibles, aux ressources utiles et/ou stratégiques, dans l’incapacité de répondre à ces attaques technologiques massives, aux populations précarisées – mais étendue sur plusieurs territoires, qu’elles participent à ce qui serait la Troisième guerre mondiale.

D’ailleurs, suite aux derniers attentats de Paris, le personnel politico-médiatique nous serine à longueurs d’ondes que « cette fois, nous sommes en guerre ». A vrai dire, il y a des années que la France s’est engagée dans la guerre. Sur plusieurs fronts. Et à l’encontre de pays qui de leur côté, ne la lui avaient pas déclarée !…[1] Et voilà que certains individus se sont mis à réagir, à s’organiser. A répondre à ces incessants bombardements et massacres de civils que nos médias ignorent, ces vies exotiques ne valant rien. C’est tellement vrai que le décompte des victimes de la guerre en Irak n’a jamais été établi et tourne sur une approximation d’un million. Cela illustre combien ces anonymes nous indiffèrent… Ainsi, au cours des derniers mois, combien de Palestiniens ont-ils été tués et blessés dans ce qui est devenu banal aux yeux de la plupart des observateurs ânonnant qu’Israël « a le droit de se défendre » selon la formule consacrée. De se défendre de quoi !? De violer le Droit international, de pratiquer l’apartheid, d’occuper militairement un pays depuis des décennies dans l’impunité générale !?… Et combien de victimes au Liban, après l’attentat dans la banlieue de Beyrouth revendiqué par l’EI ?… Et au Mali où l’Etat français déclarait que c’était l’affaire de 3 mois, quand cela fait 3 ans qu’il s’y trouve, sans empêcher le dernier attentat à Bamako ?… Et, au Yémen, bombardé par nos « amis saoudiens » ? Nos médias et nos officiels parlent-ils de ces innombrables victimes avec la gravité qui convient ? Ou ne sont-elles, au mieux, que des statistiques anonymes ? Depuis la première guerre en Irak décrétée par le père Bush début 1991 jusqu’à nos jours, les victimes arabo-musulmanes sont estimées à 4 millions… Peut-être faudrait-il commencer par cette première réflexion.

Autre raison pour laquelle, ivres de notre puissance technologique, nous risquons de perdre à terme, cette « guerre atypique » : depuis les attentats de ce 13.11, que n’a-t-il fallu entendre une nouvelle fois de la part du personnel politique ?! Comment ces gens-là pensent-ils qu’ils représentent encore une autre voix que la leur ? Lors de l’émission du vendredi 20.11 dernier de Fr. Taddéï « Ce soir ou jamais », il y a eu un florilège de leurs déclarations, plus affligeantes les unes que les autres, la palme revenant au duo Juppé – l’un des favoris (paraît-il !) à la présidentielle de 2017 – disant que « la priorité devait être d’écraser Daesh »… rien que cela ; et Fabius – qui affirmait il y a peu, que « sur le terrain, le Front Al-Nosra faisait du bon boulot » !  – déclarant : « Je fais une remarque de bon sens (c’est lui qui le dit !), si ce groupe qui ne serait composé que d’environ 30.000 monstres ne pouvait être éradiqué par les forces d’une coalition internationale, alors il n’y aurait plus rien à comprendre ». Mais, nous y voilà, précisément : c’est « l’union nationale » de la bêtise, de ceux qui ne comprennent rien à la situation. Mélangeant les termes et les dénominations. Amalgamant djihadistes, islamistes, salafistes, fondamentalistes, intégristes, … qu’ils utilisent sans en connaître le sens. Changeant de cap en 24h, tant leurs positions étaient absurdes et les isolaient sur la scène internationale. Mais, par-dessus tout, semblant ignorer que les quelques-uns qu’ils écrasent à coups d’une technologie au prix exorbitant d’un côté – les raids de l’aviation française sur Raqqa après les attentats (justice ou vengeance ?) auraient fait une trentaine de tués dans les rangs de Daesh (sans parler d’un musée et de cliniques bombardées également), contre 130 à Paris, à l’aide de voitures louées, d’armes légères et d’explosifs artisanaux – renaissent d’un autre, plus déterminés que jamais à venger leurs frères tombés dans leur lutte idéologique. Ces gens, totalement dépassés et tentant de masquer leur inculture et leur incompétence en multipliant les idées absurdes – voir les propos des L. Wauquier, N. Morano, Br. Lemaire, V. Pécresse, et autres Sarko and c°… – pensent-ils que leurs déclarations musclées changeront quoi que ce soit dans la détermination du camp d’en face ? C’est l’inverse. Ils attisent la haine. Et leur surenchère rhétorique ne fait que masquer leur incurie et leurs refus obstinés à initier une autre politique qui réduirait enfin les inégalités, la stigmatisation, le chômage, la précarité dans laquelle survivent de plus en plus de citoyens, et de jeunes en particulier. L’une des seules voix intelligentes et au-dessus de ce panier de crabes est celle que D. de Villepin fit entendre lors de son passage à cette même émission de Fr. Taddéï, CSOJ, le 26.09.14 (https://www.youtube.com/watch?v=aY90k2IL9zw)

Tant que ces évènements tragiques se passaient loin de chez nous, en terres dites « barbares », il était commode de tourner le regard et d’ignorer les drames que subissaient ces populations. Mais voilà que depuis quelques temps, les ramifications de ces conflits nous arrivent en plein cœur, sous la forme d’attentats qualifiés de « terroristes » en référence à cette guerre au terrorisme initiée par l’exécrable administration de G. Bush et reprise par nos pays priés de s’aligner sur les dictats de Washington. Rappelez-vous qu’il fallait choisir : avec ou contre nous, répétaient-ils. L’objectif était le remodelage du Moyen-Orient pour y apporter « les bienfaits de la démocratie ». Cela a été dit et répété par cette criminelle administration. Et nous y voilà… En termes de remodelage, il s’agit d’un véritable effondrement. Les citoyens de ces pays sont ravis de jouir de cette  « démocratie » que nous leur avons servie à coups de « frappes chirurgicales ». Leurs pays qui en bénéficient sont littéralement pillés et démantelés, au point que quelques « experts » de salon dissertent déjà sur les futures provinces qui les (re)constitueront, une fois les régimes actuels éliminés et les décombres déblayés…

Dans la menace qui plane désormais sur nous, pourrons-nous enfin poser certaines questions ? A savoir : ce que font nos gouvernements dans ces régions n’est-il pas tout aussi « monstrueux » que les « monstres » dont parle L. Fabius alors que depuis des années, des millions de civils innocents paient l’addition ? Si l’on devait s’en tenir strictement aux chiffres des victimes, ils sont indubitablement plus « monstrueux » que l’EI… Et, pensons-nous que l’on peut impunément détruire des villes entières, ruiner des pays avec tout ce que cela implique au niveau des civils (rien qu’à voir le nombre de réfugiés – un sinistre record de 60 millions : http://www.france24.com/fr/20150618-nombre-deplaces-refugies-monde-atteint-chiffre-record-60-millions-hcr-onu – devrait nous indiquer que nos brutales politiques de dominants mettent le monde à feu et à sang sur le dos des plus faibles), humilier des populations et leur culture, sans qu’un jour, il n’y ait un retour de boomerang ? Faut-il rappeler que les attentats du 11/09 aux USA seraient d’après les conclusions de la CIA elle-même, la réponse aux bombardements américains en terres musulmanes !? Et que ceux perpétrés en France dans les années ’60 se sont arrêtés quand l’armée française a quitté l’Algérie ? Que lorsque la France s’opposa à l’invasion de l’Irak par la voix de D. de Villepin à l’ONU, le pays était estimé dans les pays arabes ? On voit ce qu’il en reste aujourd’hui, après les décisions désastreuses des gouvernements suivants… Evidemment, les abonnés du monde politico-médiatique qui défilent dans ces médias contrôlés nous enfumeront en parlant de religion, d’identité, d’intégration ou de civilisation – alors que la plupart des auteurs des attentats sont nés en Europe, ne lisent pas l’arabe, ne fréquentent pas les mosquées, mais se radicalisent aujourd’hui par internet – et feront diversion pour éviter de répondre à ces questions… Cela les mettrait illico devant leurs impostures. Sans parler que leur discours empreints de racisme a des conséquences immédiates en cette période « d’exception » où les dérives sont quotidiennes : les actes islamophobes se multiplient partout. Mais, il n’y a pas d’islamophobie, non… D’aucuns – souvent les mêmes – parlent de « victimisation »… (http://www.slate.fr/story/110347/attentats-islamophobie-france)

Notre système médiatique de masse, véritable relais des pouvoirs en place n’est plus crédible. Il ne fait que relayer en boucle le discours ambiant et ne produit plus le travail indispensable pour nous informer correctement. De replacer les évènements dans un minimum d’objectivité et de perspective historique seule à même de nous éclairer sur ce qui se passe aujourd’hui, sans tomber dans des clichés stériles et réducteurs qui n’expliquent rien à rien. A se demander d’ailleurs pourquoi tant de chaînes d’infos continues, si c’est pour entendre les mêmes bêtises débitées à longueur d’ondes par des invités qui s’y succèdent tels des abonnés. L’indépendance journalistique est devenue rare. Autant chercher d’autres sources d’informations que celles qui s’alignent systématiquement sur le discours officiel ! (http://aboudjaffar.blog.lemonde.fr/2015/11/21/san-andreas/)

Dans le monde « globalisé », ce qui se passe de l’autre côté de la planète nous concerne directement. Le refus d’accueillir plus de réfugiés, amalgamés ainsi au « risque terroriste » – comme le préconise M. Valls au galop derrière le FN – qui ayant tout perdu dans les régions que NOUS bombardons (ou aidons à bombarder) est inaudible. Nous commettons des crimes à grande échelle ? Dorénavant, il faudra en assumer les conséquences ! Il est illusoire de penser qu’un repli sur soi serait l’attitude salvatrice. En revanche, il y a des erreurs majeures à corriger, dont celle de l’ouverture naïve et irresponsable de nos frontières de l’espace Schengen qui a eu pour effets un trafic d’armes (parmi d’autres) devenu incontrôlable, en provenance des pays de l’Est de l’Europe. Une fois de plus, merci l’incompétence des technocrates de Bruxelles… dont on ne trouvera jamais le moindre responsable pour assumer ce genre de décision et l’en sanctionner. Maintenant que le mal est fait, comment gérer ces armes qui circulent jusqu’à l’intérieur même de certains établissements scolaires ? Et qui en sont les bénéficiaires ? (http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=270015&cid=21&fromval=1&frid=21&seccatid=416&s1=1).

Et c’est une autre raison pour laquelle l’Europe risque de perdre cette « guerre atypique » : l’échec de nos politiques guerrières est patent. Le constat est implacable : nos politiques extérieures qui avancent masquées sous les fallacieux prétextes de droit d’ingérence, de liberté, de démocratie ou autre mission civilisatrice qu’il faut inlassablement rappeler aux citoyens pour gagner leur consentement tacite, sont un vrai fiasco. Sont l’illustration d’un néo-colonialisme. Elles n’enrichissent encore et toujours que les marchands d’armes qui multiplient leurs profits quand nos Etats décident d’aller bombarder ici-et-là. Ce lobby proche des élus politiques. Si proche. Au point que la priorité absolue d’une saine démocratie, devrait être d’examiner de près le sulfureux dossier des ventes d’armes à des dictatures bien éloignées de nos normes éthiques et dont tout le monde sait maintenant qu’elles financent les campagnes électorales… mais aussi le terrorisme, à jets continus. Quand le juge Marc Trevidic déclare : « Nous n’avons jamais pu lancer une enquête sur le macro financement de l’EI par l’Arabie saoudite, jamais ! »… cela en dit long sur la probité de nos responsables politiques, pour ceux qui en douteraient encore… Pensons-nous vraiment que ce double jeu, cette odieuse hypocrisie peut continuer à fonctionner impunément dans un monde connecté !? Suite aux attentats de janvier dernier, l’image abjecte de voir des criminels de guerre défiler bras-dessus, bras-dessous dans les rues de Paris a définitivement fini de les confondre. A y regarder de près, les élus politiques agissent comme de vrais mafieux. Ils se frottent les mains des juteux contrats signés pour des milliards d’euros avec des dictatures, et se moquent de savoir si un jour ces armes se retourneront sur leur propre population. A la moindre alerte, ils pourront toujours draper leur forfaiture dans le drapeau tricolore et la minute de silence qui ne leur coûtera rien ! Ils s’agiteront en tous sens pour pallier aux symptômes, brailleront la Marseillaise à tous vents, mais ne s’attaquent pas aux causes des problèmes. Rappel : la course aux armements ? Un engrenage interminable. Une arme pour 10 personnes dans le monde en 2013 (Oxfam). Un montant de 5 milliards $US/jour (!) consacrés à la guerre ou à sa préparation. Et, 1249 industries de l’armement dans 90 pays. (J. Dufour)

En ces temps critiques, existe-t-il encore des responsables politiques pour s’occuper enfin des causes ? Et admettre que depuis qu’on nous a vendu cette « guerre au terrorisme » dans le but supposé de son éradication, le monde n’a jamais été dans une telle tension, et nos villes sous une telle menace ? Qu’il n’y a jamais eu autant d’attentats et de victimes civiles ? Que désormais, tout endroit public est une cible ? Preuve évidente que ces appels insensés à cette guerre perpétuelle sont non seulement un leurre, mais une imposture organisée. Et qu’il faut la dénoncer et aborder les choses d’une autre manière. Nos politiques extérieures européennes calquées sur celle des USA – bien éloignés du M-O – doivent être abandonnées avant qu’il ne soit trop tard et que la situation ne devienne incontrôlable. Avant que l’Europe soit infiltrée de partout par cette menace protéiforme… Or, à voir le vote massif des parlementaires pour la poursuite des frappes en Syrie, il est évident que le personnel politique n’est pas à la hauteur du défi, et préfère s’occuper des symptômes plutôt que des causes. Ce qui présage la persistance des menaces, et avec elles l’état d’urgence – qui sera sans doute reconduit plusieurs fois – rognant amplement les libertés individuelles. Ce qui augure de sombres lendemains pour les citoyens. Et à terme, pour l’UE qui risque bel et bien de perdre cette « guerre atypique ». Parce que la démocratie est fragile… d’autant quand elle est minée dans ses fondements par ceux-là mêmes qui en sont les représentants. Et que leur décision d’une fuite en avant risque d’embraser le continent dans la confrontation, et la confirmation d’une 3è guerre mondiale dont les désastres, compte-tenu des arsenaux, sont tout simplement inimaginables. Et pourraient, comme à d’autres époques, anéantir une civilisation : la nôtre. (http://blogs.mediapart.fr/blog/raoul-marc-jennar/191115/aller-aux-sources)

 

Daniel Vanhove –

29.11.15

Observateur civil

Auteur

 

This is a fantastic article: Nazi Germany’s War On Terrorism

Excellent recap of how Hitler manipulated people using the idea of “terrorism” and, of course, through the vivid fear it engendered.

Hitler used the 1933 burning of the Reichstag (Parliament) building by a deranged Dutchman to declare a “war on terrorism,” establish his legitimacy as a leader (even though he hadn’t won a majority in the previous election).

 

 

“You are now witnessing the beginning of a great epoch in history,” he proclaimed, standing in front of the burned-out building, surrounded by national media. “This fire,” he said, his voice trembling with emotion, “is the beginning.” He used the occasion – “a sign from God,” he called it – to declare an all-out war on terrorism and its ideological sponsors, a people, he said, who traced their origins to the Middle East and found motivation for their “evil” deeds in their religion.

 

Two weeks later, the first prison for terrorists was built in Oranianberg, holding the first suspected allies of the infamous terrorist. In a national outburst of patriotism, the nation’s flag was everywhere, even printed in newspapers suitable for display.

 

Within four weeks of the terrorist attack, the nation’s now-popular leader had pushed through legislation, in the name of combating terrorism and fighting the philosophy he said spawned it, that suspended constitutional guarantees of free speech, privacy, and habeas corpus. Police could now intercept mail and wiretap phones; suspected terrorists could be imprisoned without specific charges and without access to their lawyers; police could sneak into people’s homes without warrants if the cases involved terrorism.

 

To get his patriotic “Decree on the Protection of People and State” passed over the objections of concerned legislators and civil libertarians, he agreed to put a 4-year sunset provision on it: if the national emergency provoked by the terrorist attack on the Reichstag building was over by then, the freedoms and rights would be returned to the people, and the police agencies would be re-restrained.

 

Within the first months after that terrorist attack, at the suggestion of a political advisor, he brought a formerly obscure word into common usage. Instead of referring to the nation by its name, he began to refer to it as The Fatherland. As hoped, people’s hearts swelled with pride, and the beginning of an us-versus-them mentality was sewn. Our land was “the” homeland, citizens thought: all others were simply foreign lands.

 

Within a year of the terrorist attack, Hitler’s advisors determined that the various local police and federal agencies around the nation were lacking the clear communication and overall coordinated administration necessary to deal with the terrorist threat facing the nation, including those citizens who were of Middle Eastern ancestry and thus probably terrorist sympathizers. He proposed a single new national agency to protect the security of the Fatherland, consolidating the actions of dozens of previously independent police, border, and investigative agencies under a single powerful leader.

 

Most Americans remember his Office of Fatherland Security, known as the Reichssicherheitshauptamt and Schutzstaffel, simply by its most famous agency’s initials: the SS.

And, perhaps most important, he invited his supporters in industry into the halls of government to help build his new detention camps, his new military, and his new empire which was to herald a thousand years of peace. Industry and government worked hand-in-glove, in a new type of pseudo-democracy first proposed by Mussolini and sustained by war.

This article was written on 05/30/03, twelve years ago! And here were are, having to re-live every single step of what Hitler did.

It’s unbelievable.

 

I’ve been reading and watching way too many things to post anything here. Ah, where to begin. I’ve been in shock in the last few days, ever since the Paris attacks because I realized the extent of my naiveté in thinking that I lived in anything that could be called a democracy. So this is what living in Germany at the time of the Reichstag fire was like. And it’s moving fast. Europe and the US are no longer democracies. (And it didn’t just happen yesterday, but my illusion was lingering, painful as it is to realize that we are to live in the same world of 75 years ago).

I’m very distressed to understand that the problem are the proxy wars. Instead of Russia, the US, France, the UK, and the Saudis bombing each other, they are bombing “the poorest of the poorest”, including masses of civilians, which includes, even worse, always a large number of children. No solidarity from the West to all the murdered and terrorized and maimed children in Africa and the Middle East, whether the killings come from these noxious “coalitions” of mass murder governments, or the so-called terrorists. When you think about it, any of the following governments: the US, Russia, France, UK, and the Saudis are just terrorists with much more means – both in arms and in resources. And what a propaganda machine! So oiled, so shameless.

I had always thought part of the reason Hitler et al had been able to come to power around 1930 was that ‘it was a different era then’, ‘people were more stupid’, they had ‘more stupidifying education’, they had less access to information, society’s culture was more dumbed down.

Alas, nothing has changed. We live in a world with masses of morons who gladly give their support to today’s Hitlers. What then must we do? That’s what I’ve been thinking.

And I’ve had the displeasure to spend this last week focusing on thoughts about war itself, and several of the concrete wars that are currently going on. One thought out of many – why are people in the West so shocked about beheadings? It’s one person killing another. Whereas a jet dropping dozens of bombs is one (or a couple of people) killing a huge pile of human beings and injuring so many others. I haven’t heard of the fighters beheading children. What are children being killed with in these wars? Modern arms. Really, who are the barbarians? While all groups use modern arms, the people who have killed the most civilians in Africa and the Middle East are the usual culprits: the US, the UK, France, Russia, and now more recently, they were joined by the Saudis, with their massacres in Yemen.

The Russians arming Assad, who used chemical weapons on people. The US and Saudis arming the Islamic State, which is now being attacked from various sides. And it’s millions of people forced to live in the hell these powers create that pay the most cruel price. It’s disgusting.

Below some good links to read – I won’t even bother to post the title first on some, because it will take too much time:

Putin hasn’t changed, but suddenly the West’s short-termist rhetoric has softened

Suddenly Obama and other Western leaders huddle around Putin as they plot the overthrow of their current enemy after the atrocities in Paris
General Wesley Clark explains ISIS was created by U.S. Allies – YouTube
Lord Rothschild Warns ‘Geopolitical Situation Most Dangerous Since WWII’ – YouTube https://www.youtube.com/watch?v=4z7Z0NUpnaQ
Documented Proof ISIS Is a Creation of The United States of America – YouTube – https://www.youtube.com/watch?v=nqIyJycXxOo
Mommy explains she hates bigotry - Sept. 2015

Mommy explains she hates bigotry – Sept. 2015

I was actually inspired to make this cartoon based on two pieces of news. First one about “Unit stalked by suicide trying to save itself” by Dave Philipps, New York Times. It’s about the growing number of veterans with PTSD (or at least the growing detection of PTSD in veterans) and resulting suicides. Which made me think that if the government doesn’t even care much about treating veterans who develop all sorts of mental and PTSD problems, what about all the populations of the countries where the US wages its wars? They have nothing. They are completely abandoned.

The other news was that Obama, Dear Leader, is once more pandering to the gay mafia and has decided to “nominate the first openly gay service secretary to lead the Army”. Another testament to how powerless and oppressed LGBTs are. The criminal industrial/military complex in all its liberal diversity glory. The Washington Post lauds “his long tenure in the Pentagon and his breadth of experience in shepherding some of the department’s most complex and sensitive weapons programs”. Regarding the issue of his homosexuality problem, the article continues with a quote from Phil Carter, a veteran of the war in Iraq and senior fellow at the Center for a New American Security, “My sense is that the Army is over this and has been over it for some time. The Army cares whether you can shoot straight, not whether you are straight.”

Indeed, the Army cares about committing mass murder effectively, so what better notion of progress for liberals than to have homosexuals considered normal doing the also considered normal murdering?

How to represent such a level of hypocrisy and moral corruption in a cartoon? The solution, as can be seen, is that the little boy asks about the survivors with PTSD – by which I meant both soldiers and civilians – and orphans of the countries we bomb.

However, the question the little boy asks is much ampler. Because the US, along with France, UK, and Israel, plus the countries it routinely labels as bad, such as Russia and China, are selling horrendous armaments to all kinds of dictators and other barbaric governments. The latter then use the arms on both civilians and military victims. So it’s not just a problem with respect to victims of our bombing, but of our arms sales to evil governments and groups. However, this would be too wordy and complex to represent. I needed to simplify. So I opted for keeping the question’s scope to cover only the people directly bombed by us, as in war. But obviously the victim population is much, much greater.

If you haven’t seen the three movies below on the Battle of Stalingrad, the battle that turned WWII around, you really are missing something. I would start with this very good documentary with several interviews with survivors from both sides – free on youtube:   Stalingradhttps://www.youtube.com/watch?v=o0NSXHwPl68 (By the way, there are several other documentaries on the Stalingrad battle on youtube – this is another good one: Line Of Fire Stalingrad)

Then, you can watch “Enemy at the Gates” 2001 – a good, but very Hollywood, glossy version of the snipers in the conflict. It’s very well written, the characters are great, plenty of drama and suspense, but it’s too embellished. The main character (Jude Law as handsome as can be) is somewhat based on a real Russian sniper, and the central idea of the movie, the duel between the best German and Russian snipers, as well. But most other characters and events are fictional, even though they represent many of the feelings and experiences of real people. Of course, not included in the fictional content are major war events and people, like Stalin, which are real. In any case, despite these issues, it’s a good film for what it sets out to be – but this doesn’t mean it is what a movie about Stalingrad should be.

Before you get to the best movie of all times about Stalingrad (at least that I know of!), you can watch, if you have nothing better to do one day, a reasonably lousy one, just as a way to think about how a war and Stalingrad movie should not be done. Ridiculous story, characters, events, and reactions abound in Stalingrad (2013), directed by Fedor Bondarchuk. A sappy, ridiculous pastiche introductory sequence sets the movie on its way of mostly bad story writing. Many of the lackluster characters have such stupid incoherent minds and personalities. There is so much that doesn’t make sense in this movie that I kept wondering if I had misunderstood many things that were said, given how much they lacked sense! In fact, I think this group of four movies would be great material in a film production class. Show the films where they did things well and compare with this nonsense.

Lastly, we come to the best. Interestingly enough, it’s a German production way back from 1991, also called Stalingrad, directed by Joseph Vilsmaier. It is one of the greatest fictional movies about WWII. I think every adult should see this movie to understand the horror of war.

Today, when most people in the West are sitting comfortably in their living rooms while wars rage in far away places, many in Africa, often deployed to fulfill the greedy and corrupt interests of the West, sustained by its official Western merchants of death, the various military industries that are left to ravage the world unbridled, this movie should be shown every year, like they do with those Xmas and New Year’s Eve classics – I’d add the documentary above for education about the context. This German “Stalingrad” is brilliantly written, has greatly built characters, directing, and acting. It is not an “action” movie – these grotesque movies that present violence to be considered entertaining. This movie is about the truth.

Enter your email address to follow this blog and receive notifications of new posts by email.

%d bloggers like this: